Petits Reflets De soi

 

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Erreur d'Artiste

le dimanche 23 août 2015, à 16:51. Posté par Zé


Je pourrai continuer de mourir,
Sous mon linceul épais de patience,
Et deviner ce que fut ton sourire,
Oh ! terre, quand vint ta naissance. (Agrippa)


* * * * * * * * * * *

Le Peintre créa sans limites,
Aux temps antiques des débuts,
L’Univers géant où gravite
Parmi des étoiles barbues

Une fragile sphère-mère.

Par son talent des plus suprêmes,
Il lui donna rondeur divine,
Beauté bleutée, attraits extrêmes,
Et d’un sein fécond d’origine

Une propension nourricière.

Au milieu de millions d’espèces,
Dans ce remarquable terreau,
Il eut pourtant cette faiblesse
D’inclure à l’éminent tableau

L’homme, maladresse grossière !

Ayant acquis quelque technique
Par son cerveau élaboré,
Une adresse technologique
De la Nature bien éloignée

Et envers Elle délétère,


Conscient pourtant d’anéantir
La branche qui le supportait,
Incapable de ralentir
Sur l’allée qu’il nomme ‘progrès’

Et considère sa Lumière,

Tel le ver pénétrant le fruit,
La perfidie hélas en plus,
Sans tempérer ses appétits,
Et outrepassant le statut

Que lui avait offert ce Père,

Il perfora et massacra,
Souilla les airs, les profondeurs,
Presqu’aucun endroit n’échappa
A son instinct grand pourvoyeur

D'irréparables cimetières.

Ce ravageur impénitent
Que seul son égoïsme habite,
Fut un contresens éclatant :
L’Artiste le peignit trop vite !

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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
José le dimanche 23 août 2015, à 17:02
Je reposte ce poème que Thierry (Agrippa) avait eu la gentillesse de commenter en apposant ses magnifiques vers cités en préambule cette fois.
J'espère qu'il ne m'en tiendra pas rigueur.
Amitiés à vous tous.

violette le dimanche 23 août 2015, à 17:59
Je m’arrêterai de mourir
Lorsque je vous verrai
Que vous me parlerez
Sur le quai
Vous me reconnaîtrez
J’aurai le cœur dans les mains jointes
Geste pauvre de tous les jours

domi/amimots le lundi 24 août 2015, à 06:44
que dire tant le sujet est vaste, mais ça nous fait réfléchir et c'est bien écrit, avec sa rime refrain à chaque couplet une lecture très agréable, merci José !
amitiés

domidom le lundi 24 août 2015, à 21:08
(L'homme, aberration grossière), pire que le vers dans un beau fruit, il met trop souvent son intelligence au service de la destruction....
Dommage qu'il en soit ainsi...
Superbe texte..
Amitiés, Domie...

Ivy le mardi 25 août 2015, à 20:24
Si l'homme s'arrêtait pour regarder un peu plus tous les dessins magnifiques que la terre nous offre; peut-être se rendrait-il compte de leur valeur et en prendrait soin !

Amitiés

José le vendredi 28 août 2015, à 14:05
Merci de vos commentaires.
Amitiés.

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