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Le ciel est gris, pareil aux toitures de schiste,
Sur ce hameau perdu d’un vallon cévenol
Où, dans les alentours, le vent cingle et attriste
Les champs où l’on récolte un dernier tournesol.
Le ciel est gris sur la route jonchée d’akènes
Et seul, le vieillard sait où mène ce chemin ;
Parfois, se retournant, il aperçoit ses peines,
Ses plaies qu’évoque un arbre aux teintes lie de vin.
Le ciel est gris, partout le peintre badigeonne
La toile de sa vie, lourde comme un fardeau,
Maculant des couleurs délavées de l’automne
Le tableau des saisons attardées sur son dos.
Mais qu’ils sont beaux, pourtant, les ors du spatulaire
Où tu traînes tes pas, oublieuse du temps.
Sens-tu monter vers toi les odeurs de la terre
Dans l’heureux souvenir des automnes d’antan ?
Un ciel de fer ! Vois-tu qu’il pleut sur ton visage
Et sur ta chevelure aux nuances d’hiver ?
Tu contemples, ravie, la course du nuage,
Ah ! Que j'aime le ciel attardé sur ta chair !
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