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Cueillir le temps avec sa diversité,
prendre le vent de face, quelle liberté,
assembler la multitude avec sa densité,
aimer ce que l'on voit, une belle fierté,
et ficeler ce bouquet de chose,
entre les mains aux envies si roses...
Apprendre des autres, belle et vraie confidence,
tenir le fil entre les phalanges, telle une attirance,
combler le vide, l'air est une respiration en croissance,
regarder les yeux, couleurs en brillance,
et ces choses font un bouquet,
entre nos mains tendres pour croquer la dragée...
Comprendre les rêves qui se fabriquent,
les murs ont l'indiscrétion sous la brique,
cimenter le béant et le toucher en géant,
apercevoir le sentiment le cas échéant,
et concocter le bouquet de choses,
avant que la vie ne s'accorde une pause...
Partager les joies, les peines il faut les contenir,
convertir l'indifférence et se prémunir,
donner un bout de rien, un bonheur à définir,
tisser les liens, le chien de fusil est à bannir,
et au matin la rosée fera de ces choses un bouquet,
entre l'articulation qui ouvre aux lendemains le loquet..
Savoir que les anciens ont cette mémoire,
s'enfuir en emportant les trésors des armoires,
voler l'habilité de l'encre des grimoires,
entendre au lointain les sons, rien que pour voir,
le bonheur se chante et lance des pétales de roses,
à deux mains, à ces jours où le sel se métamorphose...
Didou écrit le 25 10 2015
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