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Quand j'évoque Bavans, mon village Comtois
Un pincement au cœur me rappelle à l'enfance
J'aime à me souvenir, ses vallons et ses bois
Je retrouve en sa fleur, ma folle insouciance
Mais la cause, surtout pour laquelle j'écris
C'est que je suis un peu d'humeur mélancolique
Or, la terre qui fut, mon fleurissant pays
Ne cessera jamais pour moi d'être authentique
Combien j'aimais le Doubs, flambant comme un rubis
Son miroir aux flots verts, menant l'onde poudreuse
Éveillait en mon âme un tendre gazouillis
Cette offrande céleste à la robe soyeuse
Tel un appel de cor au cœur de la forêt
Fait chanter sur mes doigts la valse romantique
On a beau me vanter Paris où le Loiret
Que je puisse à l'instant d'une plume pudique
Vous dire simplement que le jeune écolier
Que je fus autrefois, ignorait la misère
Au charme de passé, mais comment l'oublier
Je revois ma maison et puis mon défunt père
Je n'ai pas de terroir, pas même de pays
Je songe à mes parents et je suis sans défense
Quand s'avance le soir mes yeux sont éblouis
Aux cendres du foyer, mon pays c'est l'enfance
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