Petits Reflets De soi

 

Mes poèmes - Livre d'or - Moi

 

Le temps, Le Vent, La Solitude

le dimanche 22 novembre 2015, à 19:56. Posté par Zé


Dans le grand torrent invisible,
La mer des jours où l’on vieillit,
La valse du temps insensible
Lève son aile endolorie.

Dispersées sous un soleil froid,
Des miettes de lumière blonde
Dans lesquelles on brillait parfois
Sont les témoins d'un autre monde.

Tout ce qu’on aime meurt ou fuit,
La grâce s’éteint sur la fleur,



Même aux blés qui toujours ondoient,
On voit s’esquisser l’inquiétude
D’épis gonflés sans autre choix
Qu’offrir au vent leur solitude.

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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
Ivy le dimanche 22 novembre 2015, à 20:13
"Seul l'arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c'est dans cette lutte que ses racines, mises à l'épreuve, se fortifient". Sénèque
Amitiés José


Plumeflore le dimanche 22 novembre 2015, à 20:20
Bonsoir José le temps passe comme un torrent invisible, malheur à celui qui ne sait pas nager au long des heures gonflées d'oublie!
Plumeflore!

Argentalet le dimanche 22 novembre 2015, à 20:46
Offrir au vent sa solitude?
Quel beau cadeau! Ma gratitude...

Stella le dimanche 22 novembre 2015, à 21:59
Le temps... Le Vent... La Solitude....Tout ce qu’on aime meurt ou fuit...
La grâce s’éteint sur la fleur...
C'est une grosse Solitude... Merci José... ton image est magnifique...
A Très bientôt...
Amicalement.
Stella.
http://www.mespoemes.net/stella

domi/amimots le lundi 23 novembre 2015, à 04:59
un poème qui progresse, chaque strophe a sa chute émouvante et particulièrement poétique...
jusqu'à la chute finale, magique...
merci José !

domidom le lundi 23 novembre 2015, à 12:06
(Le temps, le vent, la solitude)...
C'est la vie tout simplement, chaque élément nous fortifie et nous apporte la sagesse...
Au plaisir ...
Amitiés, Domie...

Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 23 novembre 2015, à 12:30
Cher José, comme toujours, chez toi, on est déjà dans le poème en découvrant d'abord tes magnifiques illustrations.
Des expressions fortes, comme "la mer des jours où l'on vieillir".
Tu évoques l'abîme d'oubli. Je crois en effet que la première des morts, c'est l'oubli.
La solitude ? Elle est à la fois l'oubli des autres, parfois l'oubli de Soi.
De magnifiques vers à méditer, José. Merci. Amitiés biens sincères. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

José le mardi 08 décembre 2015, à 12:09
Un grand merci à vous tous.
Amitiés

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