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Aux matins des gelées blanches, l'air se fige,
sur les branches nues, dépourvues de tout litiges,
c'est la lune qui a mis la nuit dans l'ombre en prestige,
et voici que le jour naît en crépuscule grandiose...
Au printemps des herbes folles quand tous les obligent,
à courir après les rongeurs qui écoutent le chant d'une voltige,
les oiseaux ont déjà gazouiller dans les arbres et leurs vestiges,
chênes d'une mémoire aux crépuscules grandiose..
Aux éclosions des oeufs de cailles, pagaille sur les tiges,
ça piaille à tout va et les beuglements dans les prés exigent,
que la terre tourne rond aux chaleurs des orages qui figent,
pour un instant les nuances du crépuscule grandiose...
A la première tombée des feuilles chamarrées par les vents qui érigent,
sur les cimes , un ciel si gris, que l'envolée d'une oie se dirige,
vers des cieux plus cléments, migration de l'impatience qui corrige,
la force du temps aux détours des crépuscules grandioses.
Crépuscule grandiose, aux sentiers battus des empreintes qui fustigent,
l'élaboration de nos esprits, flux de nos idées, images du prodige,
un arrêt sur le chemin du monde rêve de crépuscules grandioses...
didou écrit le 08 11 2015
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