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Courir plus vite que l'éclair,
le goudron fond sous nos pieds de fer,
mille lieues qui attrapent le solaire,
une botte de terre touffue sur cette terre,
avaler l'asphalte et prendre en main l'halte,
stopper le dangereux, contourner l'obstacle,
s'arrêter pour regarder autour de soi le spectacle,
celui des lignes, des contours, véritable miracle...
Conduire à grande vitesse, elle nous rattrape,
avec son tourbillon, son tornade qui nous happe,
à la tentation plus forte de déguster la grappe,
elle nous présente son défaut , plonger direct dans sa trappe,
elle nous engloutit dans son hémisphère,
gardons bien planter nos semelles en terre,
n'avalons que l'asphalte, odeurs primaires,
elle est le gardien de nos empreintes , rêves éphémères.
Sur le volant du compteur à parcourir,
la liberté prend tous les regards pour se nourrir,
pas de dépassement involontaire et enquérir,
le sujet d'une convoitise, conquérant et couvrir,
cet événement, ne pas avaler l'asphalte, tendre halte,
aimer les horizons futurs et ses préliminaires,
en voyant la vie autrement à ce nécessaire.
la route est grande sur l'infini....
didou écrit le 04 10 2015
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