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L'amour au goût de miel, aux ailes des mésanges
Est une île inconnue à ceux nommant les anges
J'ai cru tout posséder au pied du blanc autel
Chercher l'Eden au ciel, chassant le naturel
Hélas, notre bonheur toujours reste en sommeil
La nuit a son étoile et le jour son soleil
Chacun de nous peut être a le cœur solitaire
Notre avenir dépend de l'entente sur terre
Ainsi, tristes mortels ce que l'homme publie
Hélas bien trop souvent n'est pas la poésie
Dans le gouffre funèbre où chaque humain s'endort
Le malheur se réveille et enfante la mort
J'en appelle dés ce jour au cœur de chaque temple
Au chant universel de l'amour le plus ample
Hâtons-nous, mes amis sans parfum d'encensoir
D'ouvrir en grand nos mains, à l'homme, au bon vouloir
Si l'or de l'homme est pur il ne vient que de l'âme
Il porte sa splendeur quand le poète clame
d'un souffle merveilleux un hymne pour la paix
Mais sans lampe magique et loin de tout palais
Le corps ensoleillé ne connaît pas le voile
Point besoin d'une église pour mirer une étoile
Au fond que reste-t-il de ce conte enchanté
Même pour le croyant, un rêve inconsolé
Qu'avez-vous fait amis de la bonté du monde
Du don universel où tout bonheur se fonde
Offrez-moi l'écho pur de ces chants rassemblés
D'un travail fraternel d'où renaissent les blés
Le hasard m'a prêté chose bien romantique
Pour mon plus grand bonheur, une âme poétique
Ma soif est bien trop grande en proie au souvenir
Pour ne plus croire en l'homme et à son repentir
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