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Ce bouquet de vers blancs, il me faut le nouer
En posant sur vélin combien mon cœur vous aime,
De même sans faillir, ciseler un poème
En poète inspiré, mais d'un rythme enjouer
Souffrir en accouchant pourrait désavouer,
Dans un nuage blond, serti d'un diadème
Quêter la toison d'or, comme au jour du baptême
choisir parmi les mots entre tous préféré,
Avec les Dieux d'amour et de la poésie
Ecrire pour les yeux une tendre élégie
D'un souffle merveilleux propre à vous émouvoir,
Que vous liriez d'un trait, ainsi qu'un bréviaire
En serrant dans vos mains ce feuillet solitaire
Sur un banc romantique en attendant le soir.
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