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J'ai bien souvent rêvé d'un amour romantique
D'une princesse au soir m'attendant au balcon
Alors qu'un rossignol lançait mélancolique
Son frisson romanesque en l'écrin d'un buisson
L'or régnait sur mon cœur comme une poésie
Je savais, je savais l'embrun éblouissant
Eternel innocent je croyais en la vie
Et les vagues jouaient avec mon cœur d'enfant
En posant sur mon front une fleur solitaire
Sur mes yeux languissants de beaux lilas éclos
Acceptant le destin du songe salutaire
Mon immense bonté finissait en sanglots
Je la rêvais le soir sous l'ondoyant feuillage
Espérant le bonheur sans même contenir
Cet espoir merveilleux, d'entrevoir son visage
Les roses, les frissons c'étaient mon avenir
Tout prend naissance en l'âme amour tout comme gloire
L'auguste volupté, soleil quand nous aimons
Par les nuits de printemps arrose la mémoire
D'un solennel désir de tendres floraisons
Du fond de l'Orient scintillait une étoile
J'admirais ce trésor sans savoir que demain
D'un geste ensoleillé tomberait le grand voile
Quand s'ouvriraient ses yeux sur mon humble jardin
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