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Pauvres enfants du siècle on médit bien de vous,
Vous préférez les sens, au soleil des paroles,
Mais pour quel encensoir sont donc fait nos bijoux?
Parmi toutes les voix celles des paraboles
Font tissus de printemps, vous apportent chaleur,
Pourquoi tant de slogans on serti vos pensées,
La nuit vient tôt l'hiver vos mots froids me font peur,
Au nom pur de l'amour, des bucoliques fées
Il me faut vous le dire, il n'est plus cher trésor
De plus joli cadeau que celui de la vie,
C'est pourquoi quand le jour au céleste décor
Appose ses joyaux, sa sereine harmonie,
Le poète recueille à la grâce des fleurs
Cette perle admirable et sa plume s'enchante
De romantiques vers, d'odorantes candeurs
Qui donne à son esprit la tendresse émouvante.
Ô, lorsque l'âme humaine entrouvre le coffret
Volette vers les cieux en s'inspirant des anges,
Quand le cœur au calice épuise le bleuet
Et l'azur ténébreux, tout comme les mésanges,
Ainsi que de clartés enlacent les lauriers
Apaisant la douleur, d'un souffle salutaire,
Parmi les doux parfums c'est celui des pourpiers,
Qui séduit le rêveur, en goûtant au mystère,
C'est l'instant solennel rutilant de saphirs,
D'éblouissants tableaux aux lueurs florentines,
Par de rares attraits, couvrent d'or les désirs,
Nourrissant les beaux soirs de harpes argentines.
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Les insolents débats d'un sénat de moineaux
Parlent plus à mon cœur que le cri des barbares,
Je laisse aller mon âme au long cours des ruisseaux
En préférant le son des antiques cithares.
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