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En tes yeux méconnus j’ai mis tout mon espoir
En ignorant ton nom, oubliant ton visage,
Perdu dans mes pensées et dans mon paysage,
Où je m’éplorais dans les silences du soir.
Or, sans avoir lutté, j’ai perdu tout pouvoir,
Abandonnant mon cœur au funeste présage
Qui m’enleva la force et le peu de courage,
De te prendre la main quand tu sus m’émouvoir.
Quelle est ma destinée, quelle est donc ma faiblesse ?
Serais-je condamné, pour toujours, à douter ?
C’est que mon âme gangrenée par la paresse,
Oublie ses oraisons et laisse s’égoutter
Effluves et venins pollueurs de mon rêve,
Sans voir que tu frappais au portillon, sans trêve
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