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A l'heure du couchant refuge aléatoire
Tu jubiles souvent lorsque au déclin du jour
Ma plume tendrement en l'encrier se moire
Tu prétends que je suis, avec force et amour
Ce petit rossignol à ton printemps, fidèle
Sans prétendre à se sacre il faut bien l'avouer
Le camaïeu de mots, que tu prends pour modèle
Ce flot tumultueux, comme or te fait rêver
Mais mes vers les plus beaux sont-ils une romance
Un langage divin, la lyre des rameaux?
Romantique sifflet je n'ai point cette chance
J'aimerais je l'avoue imiter les oiseaux!
Et pourtant ce babil n'ambre que ta fenêtre
Je comprends ta tendresse, apprendre par le chant
Quand l'esprit s'angélise à pour but le bien-être
Sans chercher l'éloquence où le rêve troublant
Ne trouve pas en moi le chanteur incroyable
Ni le simple moineau qui se cherche une cour
Quelque soit ma rigueur mon cri n'est point louable
Quand mon âme s'émeut, quand mon cœur devient lourd
Avec l'âge venant, par béguin pour la rose
Je découvre un bonheur en alignant des vers
Comblé par ces instants mon encre se dépose
Et tente de chasser mes funèbres hivers
Conscient de mon pouvoir sans être Philomèle
Je dois bien accepter ce trait de volupté
Ce gentil compliment, je le prends sous mon aile
Même si pour ma plume il n'est pas mérité
Je jouis d'un jardin fleuri par ton corsage
D'un ciel merveilleux offert par ton regard
Sur ton corps velouté sans cesse je voyage
Et sur ton hibiscus j'ai trouvé mon nectar
En mon âme tes yeux accrochent des symboles
Et laissent deviner ton hommage émouvant
Me sentant si aimé, je sculpte des paroles
Pour inonder ton œil d'un langage charmant
Je ne fais qu'exprimer avec de simples rimes
Ce qui baigne en mon cœur, cette foi pour l'amour
Je veux toucher ton âme avec des mots sublimes
C'est là mon seul secret, ma douce Pompadour
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Indulgent pour ma prose en faisant ce poème
Je sors de mon silence avec un grand plaisir
Ivre de romantisme, écoute-moi je t'aime
Bien au-delà de tout, je t'aime à en mourir
https://youtu.be/9MV-Pov6JTQ
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