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En gardant les moutons, la petite bergère
Sous un couvert de rêve à l'ombre d'un noyer
Découvrait la missive émouvante et légère
Le frisson du poète à son cœur destiné
Allumait dans ses yeux une sente fleurie
Dans ce lieu magnifique à l'heure du berger
Elle, goûtait le fruit et buvait l'harmonie
Emplissant son esprit de la chance d'aimer
Le merle murmurait la chanson des cerises
Œuvrant avec amour, le zéphyr inclinait
Le beau manteau soyeux des ramures exquises
Et devant ce bonheur nullement contrefait
Savourant chaque mot , chaque ligne, Marie
Revivait tendrement son tout premier baiser
Devant elle coulait la verte broderie
Le doux susurrement du lumineux été
Le terroir tout entier lui tendait ses fleurettes
Cette idylle hasardeuse à l'âge du serment
Suivait le mouvement des saintes amourettes
A son doigt une bague au reflet flamboyant
Partageait son secret, ce pacte de tendresse
Sur son front ingénu le nectar d'une fleur
Déposait son parfum, sa divine caresse
Et semblait le parnasse en pénétrant son cœur
https://youtu.be/N-oXq0kXwEE
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