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Il y a trop de murs, bien trop peu d'herbe verte,
mes yeux cherchent le ciel et ne voient que le béton,
on a tué la rose et la terre est couverte
de bitume insensible aux couleurs des saisons
Je veux boire aux soleils, atteindre l'empyrée,
mais des poutres d'acier me privent d'horizon,
les printemps de la ville ont l'âme desséchée,
et recherchent, en vain, la fraîcheur d'un buisson
Tous les arbres sont morts, par le progrès meurtris,
leur sang ne coule plus dessous les froides dalles,
nous n'avons plus d'oiseaux, nous n'avons plus d'amis
pour peindre à nos matins leurs fresques musicales
Je ne veux pas mourir à l'ombre de ces tours,
le sang comme la sève a soif de hautes plaines,
emportez-moi là-bas quand s'éteindront mes jours,
je voudrai à jamais reposer sous les chênes!
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