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Je vous offre ma source aux étés flamboyants
Une dentelle verte y berce l'alouette
Une rose parfois ravaude le printemps
Et de sa flûte mai, fait chanter le poète
Pareil au paysan, d'un geste doux et franc
J'ensemence vos yeux tout comme lui la terre
Et quand germent les blés à la grâce du champ
Moi, je vêts le papier d'un faste cinéraire
Laissez-moi les bénir ces chers mots de la nuit
Par leurs flambeaux dorés ainsi qu'une relique
C'est un peu de mon cœur que lira votre esprit
Élément merveilleux, tendre et mélancolique
Amis, quand vous goûtez la volupté des vers
Que la brise des doigts caresse en fleurs, votre âme
Qu'un souffle incrusté d'or adoucit vos hivers
Cet instant de bonheur n'est-il pas une flamme?
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