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Il m'est doux en forêt tapissés de pervenches
A travers l'écrin vert, que tamisent les branches
De suivre le sentier, au sous-bois serpentant
Et alors que pâlit le rubis du levant
J'aime sentir la brise imbiber de nature
La terre autour de moi devient littérature
Et la flûte du merle avec les gazouillis
Sur mon front couronné retrouvent le parvis
Je vais suivant ma voie et suivant ma pensée
Cherchant parmi les fleurs pour que naisse l'idée
J'ai besoin de pollen, de sillons, de moissons
De sources, de ruisseaux, de chênes, de grillons
Méditant chaque vers sous l'arceau de feuillage
J'ai besoin de la soif, de l'or pur d'un visage
Et d'une plume aux doigts pour conter mon flambeau
Pour relater l'amour de mon printemps nouveau
C'est là que je t'évoque, idéale Marie
Avec tes beaux yeux purs rêvant de poésie
Tu glorifias mes jours en pénétrant mon cœur
Je veux créer pour toi le poème enchanteur
Le temple de l'amour et les rimes divines
Pour éblouirent tes yeux, tes oreilles si fines
Avec des floraisons, qu'habite la clarté
Et le soleil divin de la sérénité
Ainsi marchant vers toi je porte ta lumière
Ton visage ressemble à la noble clairière
Ton charme d'Orient se mêle à la douceur
Que dire de ton corps affolant ma ferveur
Pour que pleuvent les mots, pour que viennent les anges
De mes jours consumés, j'écoute les mésanges
Je farde mon regard pour remplir l'encrier
Alors toujours j'écris, ne sachant plus prier
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