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On découvre parfois sous des plis tachetès
Dans le simple tiroir d'un meuble centenaire
Quelques feuillets jaunis, sagement remisés
Ecrits avec amour, par une âme sincère
D'une écriture fine au délié touchant
Sur le vélin sacré, cette trame élégante
Ensoleillait l'aimé, d'un lyrisme affolant
En pensant à ce flot, à cette encre qui chante
A tout ce qui n'est plus pour ces cœurs de jadis
On imagine un peu la profonde tendresse
Parfumant chaque mot, comme un bouquet de lys
Ce langage fleuri tendrement nous oppresse
Le cœur gros de soupirs en lisant ce bonheur
Ce rayon transparent de lumière émeraude
S'il vous arrive un jour de sourdre la lueur
De strophes d'or ayant d'une volupté chaude
Fait palpiter un sang et perdre la raison
Où s'égoutte le temps d'une façon cruelle
Ces feuillets bordés d'ambre à jamais garderont
Le riche souvenir, d'avril, de l'hirondelle
Le jour où ce joyau caressera vos yeux
Alors lisez ces mots toujours avec délice
Répétez- vous tout bas ces billets merveilleux
Qu'écrivit une main en proie au doux supplice
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