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Je vous écris madame en priant votre lyre
De bien nous accordez, juste quelques faveurs
Ne nous punissez pas en fermant votre empire
Où se reflète un peu la lumière des fleurs
Ainsi la poésie a touché de son aile
Votre front d'églantine, elle fleurit en nous
Grâce à votre glycine elle est notre hirondelle
Nous buvons du soleil, c'est grâce à vos bijoux
Vous savez dessiner le vol d'or des abeilles
Le discours de la source au temple vert du val
Et puis le tendre nid accueillant les merveilles
Ce doux apaisement au règne végétal
J'attends au crépuscule en espérant l'aurore
Qu'ils sont tristes les jours, où vous n'écrivez pas
Sans être un érudit, ni même un mirliflore
J'admire votre plume autant que les lilas
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