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Si je t'offre en ce jour ma tendre poésie
Finement ciselé, d'un délié vermeil
Sur une page rouge ingénument fleurie
Marie, accepte-la c'est le feu d'un soleil
Ma plume y chante encore en un vibrant je t'aime
Perpétuant ma voix, afin de t'envahir
De mes doigts amoureux j'ai sculpté ce poème
C'est un bouquet de vers impossible à flétrir
Oh, croit en ma promesse,en ma lettre émouvante
C'est un épi de blé que fait frémir ton cœur
C'est un saint manuscrit pour toi ma chère infante
Garde le plus qu'un soir, il est ton âme sœur
Mon cœur bat à ton rythme, à ta voix, à ta plume
Sur ce fleuve sacré mon front se lie au tien
Pour qu'en lisant ces vers ton bonheur se consume
Tout comme au temps bénit du romantisme ancien
D'une flamme sans fin, d'une force indomptable
Depuis que je t'ai vu, sans le poids d'un regret
Je brûle chaque nuit d'un tourment redoutable
Une mer émeraude au langage secret
Impavide flambeau, dans l'encrier s'embrase
S'élève lentement, d'un élan immortel
D'un charme si puissant qu'il en devient l'extase
Toi ma clarté du jour, mon vin spirituel
Pour avoir fait de moi cette source abondante
D'un prestige évident soit béni en ce jour
Ce billet est pour toi, que la grâce l'enchante
Qu'il soit pour ton esprit le cri d'or de l'amour
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