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J'ai battu les sentiers, au hasard, sans formule
Au bois, pour y cueillir le fameux rameau d'or
Que tout poète accorde à l'unique Victor
Celui du romantisme, à l'œuvre majuscule
De l'aube salutaire au sombre crépuscule
A travers les chemins, les blés de messidor
Même jusqu'à l'automne au son triste du cor
Parmi les vieux vallons où le lièvre pullule
Mon cœur battait le soir en découvrant le ciel
J'admirais l'univers, son chant confidentiel
Bercer par les flot bleus je noyais ma pensée
De la rose à la feuille en tressant le houblon
Je brodais la beauté tout comme cupidon
Pour offrir à mon front la couronne sacrée
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