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Ce n'est ni les bois, ni l'ombreuse opulence
Qui font battre mon cœur bien plus que de raison
Mais la joute agréable au val de l'innocence
Qui nous invite au soir sous l'aimable buisson
L'amour n'a point besoin de vaste sanctuaire
A l'heure du serment l'écrin peut convenir
Il suffit de la lune et d'un lit de fougère
Tant l'âme est un transport au pays du plaisir
Tout se confond dans l'or, ombres, fleurs et dentelle
Alors dés cet instant chacun de nos baisers
Compose le printemps d'une rose nouvelle
Et dépose le miel sur nos doigts fortunés
Je suis émerveillé quand ton corps est un temple
De la grâce à tes yeux, au livre de tes mains
L'amour à ton image, en devenant plus ample
Ainsi vénus c'est toi, parmi tous les humains
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