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La nuit n’est pas pour nous, pauvre amante lointaine,
Les ombres embaumées ont trahi tes parfums,
Ton image que noient les eaux de la fontaine
S’estompe aux clapotis des vieux amours défunts.
Les branches, tout là-haut, chuchotent en sourdine
Des choses et des mots, des astres, inconnus,
Couvrant ta voix comme une rumeur clandestine
Et le bruit de tes pas, au fond des bois chenus.
Pourtant je n’oublie pas l’appel de ton regard,
De tes fièvres montant sous la clarté des lampes ;
Je te cherche, perdu dans un épais brouillard
Qui nourrit sans espoir la moiteur de mes tempes.
<< Alors – me diras-tu – quelle est donc ta douleur ?
- Ton absence, qui griffe et laboure mon cœur ! >>
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