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Je puis dire tout haut qu'il n'en n'existe d'autre,
Si mes jours sont de sable ils béniront toujours
Avec des vers divins cet amour qui est nôtre
Ma sublime Marie au regard de velours,
J'ai vu ton corps drapé de soie et de dentelle
Il semblait une rose acceillant le soleil,
Le jour l'étoilait d'or , d'une ombre solennelle,
Délivrant ta splendeur à mon oeil en éveil.
Je ne connaissais pas les douceurs de la vie
Avant d'avoir frôler la courbe de ton sein,
Ton buste rayonnant telle une sacristie,
De ta crête sacrée à ta bouche carmin
M'évoquais le printemps, l'indicible poème,
Les feuillets du missel, le doux frisson des fleurs;
Ma bouche murmurait un bouquet de je t'aime,
Pour encenser ton âme et tes yeux enchanteurs,
En moi brillait l'été, la clarté de Venise;
La tendresse infinie en lutte avec l'amour
Repoussait le moment où le bonheur se grise,
A l'instant sans pareil bénissant l'or du jour
Mon coeur se dénouait parmi tes nobles roses,
Il flottait sur mes mains l'invincible désir,
La caresse du foin, ennoblis par tes poses
Je renaissais en toi,heureux à en mourir.
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