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Poète ou philosophe une étoile m'éclaire
Qu'aucune obscurité jamais n'enseveli
Eblouissant foyer où futile chimère
Sur l'écueil de l'abîme elle archange ma nuit
Ainsi contemplatif ce qui s'offre à ma vie
Par l'âme quelquefois m'inonde intensément
Je suis d'un œil rêveur en la nef infinie
Le merveilleux exil de l'aigle voltigeant
Un souffle évanescent sur mon front étincelle
Cette flamme vivace à mon cœur allumé
Entrouvre un livre d'or, chaque page révèle
Du plus léger frisson au trouble du passé
Ce n'est pas dans un temple à l'ombre des ogives
Que ma béatitude épouse l'art vermeil
Non! c'est bien en plein air que coulent mes eaux vives
Rien autant que le ciel n'inspire le soleil
Par les étroits sentiers mon plaisir se ranime
Je gagne le vallon une plume à la main
Plus heureux et plus gai tant la ville m'opprime
Les oiseaux et les fleurs couvrent mon calepin
Je préfère aux maisons, quelques chênes antiques
Le chahut du torrent aux clameurs d'un marché
Et j'estime hautement les bois mélancoliques
Où le merle bavarde avec sincérité
Je redeviens moi-même au contact de la terre
Au comble du bienfait sur des couches de fleurs
Dés que j'entends de l'eau sourdre d'un belvédère
Goûtant au charme pur, d'authentiques valeurs
J'aime aussi la vallée où vole l'hirondelle
S'élevant dans l'éther loin des bosquets obscurs
où se distille en paix le nuage à dentelle
Ainsi que son cocon à l'ombre des vieux murs
J'admire la douceur qu'aucun lustre n'ombrage
Plus que jamais la muse alimente mon cœur
Poésie et beautés voila mon pâturage
Respirer la moisson suffit à mon bonheur
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