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Je reviendrai m'asseoir, ô! mon pays natal
Dans ce calme village au bord de la rivière
Pour admirer l'eau sourdre et puiser la lumière
Que renvois le miroir du bouquet végétal
J'écouterai l'oiseau son tendre récital
Et mon cœur pleurera d'une intense manière
En puisant du passé le rire de mon père
Et le chant des roseaux d'un air sentimental
Composera pour moi la chanson des cerises
Pour revivre l'été, quand les blés poétises
Mon regard glissera vers l'antique clocher
Pour accorder ma lyre à l'ombre Bavanaise
Où demeure à jamais le foyer de ma braise
Je reviendrai c'est sûr un soir pour m'y coucher
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