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Sur mon front séculaire un souffle vient d'éclore
Son rayon éclatant comme un divin archet
Allume à mon autel une authentique aurore
Et le ciel jette en moi l'évanescent bouquet
C'est ainsi que l'amour m'inspire ce poème
Une douce harmonie enveloppe mon cœur
Cette lyre s'accorde au feu de mon je t'aime
Pour unir d'un serment, le poète à la fleur
Je pense au grand soleil que ton regard projette
Si beau qu'il fait rêver au feuillage ourlé d'or
Où l'été vient s'asseoir auprès de la fauvette
Tandis que sur les blés s'enflamme messidor
Du bel amour qui chante Il reste les cigales
Crépuscule cendré, sur le velours des cieux
Ruisselant de beauté sur les fleurs sans égales
La source luit au bois aux couleurs de tes yeux
Tout est empreint ce soir à la mélancolie
Des ombres, du silence apportent la douceur
Sous le couvert ombreux la tunique jolie
Promène mon regard sur l'intime langueur
Ainsi ce doux transport caresse ma pensée
Je repense à ton corps Dans son carquois satin
A ton visage clair si doux sous la feuillée
Ce souvenir vivant d'un unique parfum
Reflète mon bonheur au bras de ma déesse
Que j'aime tes longs cils je ne peux m'en guérir
Puisse mes derniers jours aux doigts de la tendresse
Broder de beaux instants au fil de l'avenir
Dans le soleil, les fleurs je revois ton sourire
Il est dans mes yeux bleus c'est un rare trésor
Je t'aime à la folie et mon âme t'admire
J'en profite aujourd'hui pour te le dire encor
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