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Souvent en plein juillet, par les tièdes soirées
Au milieu des épis, nous allons nous asseoir
Le jour meurt lentement sur les moissons dorées
Il meurt dans un nid d'or en accueillant le soir
Au chant du rossignol, la campagne attendrie
Consume les rayons créant la volupté
Dans l'air plein de senteurs s'épanche l'harmonie
Tant il reste de fleurs que le vent a semé
Qui cachent sous leurs cils des écrins de dentelle
Dans l'ombre qui s'étend tant de bijoux vermeils
Reflétant les cieux purs d'une flamme, ruissellent
Même au creux du vallon s'endort mille soleils
Nous rêvons quelque temps contemplant le village
Ombrageux et paisible en plein cœur du Morvan
Que l'occident enflamme à travers le feuillage
Sous le miroir du ciel s'angélise l'instant
Le charme délicat de l'aubépine claire
Éveille dans nos cœurs le poème divin
Au vol d'un seul discours renaît le doux mystère
Et le plus doux émoi berce notre chemin
Et dans ce palais d'or, seule la source, jase
Une tendre vapeur enveloppe les prés
Et ce trésor caché de tendresse s'embrase
Avant que nos serments ne finissent en baisers
Au moment où mon âme en son regard se noie
Tandis que sa beauté fleurit la fin du jour
Un rouge diadème à son front pur flamboie
Et la nuit verse en nous le soleil de l'amour
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