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Balbutier un peu de temps
Sans qu'aucune cloche ne sonne
Le bonheur est-il pour autant ?
L'écho du silence sans personne
Habité par le timbre de ces mots
Courrier du lecteur disparu
A chaque regard, en trop
L'écume, la veille au soir, nue
Pistonné par les divagations délirantes
D'un étrange chef d'œuvre, immense
L'écoute minutieuse dont tu te vantes
Miroir des yeux quand on y pense
Divine moue que tu colle à ton visage
Dans l'affable obscurité du silence
Et quand d'autres planent et nagent
Tu divagues et te noies dans tes sens
Jamais plus, jamais plus...
Quand l'aube sur les plaies béantes
Et la lumière fut
Contempler la vertigineuse descente
Puisqu'on enferme les enfants
Dans des caves sans fonts
Cendriers haletants
Qui éteignent les tisons
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