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L'or règne dans la chambre et l'ombre se dérobe
Je devine ton charme aux plis que fait ta robe
Ce vertige entre nous et ce parfum d'œillet
Donc l'amour est le fruit agit comme un attrait
L'âme et le cœur troublés par ta dentelle obscure
Mon mal étrange augmente en frôlant ta coiffure
Sous un rai de soleil glissant à pas comptés
Je puis voir la splendeur de tes trésors cachés
Le plaisir qui s'accroche à ton corps en extase
Jusque dans mon regard d'une flamme s'embrase
Je n'ose plus parler, ce désir est un voeu
Ta chair prend la clarté et la chaleur d'un feu
De baisers délicats je couvre tes paupières
Comme un joyau vivant, absous par tes lumières
J'imprime sur ton sein le soleil de ma main
Et dans le jour doré ton visage serein
Accuse tout à coup une grâce indicible
Ce doux rayonnement sur mon âme sensible
D'un élan amoureux tel un voile enjôleur
Ajoute à ta beauté le nacre de la fleur
Je ne sais rien de plus que cette heure présente
J'habite ton regard, aussi ta voix qui chante
Et le bonheur reflète au miroir de ton front
La pâleur des émaux, l'or fin de Saigon
Je bénis de mes sens, d'un souffle qui m'oppresse
Cet amour partagé ruisselant de tendresse
Cette flamme sans fin transcende mon recours
Tant je veux caresser tes dessous de velours
Et ce miel doux-amer qui perle sur ta soie
Impérissable source en mon âme flamboie
En l'écrin plein de fleurs, l'aurore se poursuit
Et l'étoile révèle où notre amour s'enfuit
Je ne connaissais pas la douceur de la vie
Avant d'avoir goûter au nectar de ta lie
Un pollen savoureux enveloppe mes doigts
Fin tissu de printemps, pour mon âme aux abois
J'accueille ton plaisir d'une soif colossale
Il est l'enlumineur de l'idylle finale
Parmi les chauds parfums, de roses, de lilas
Mon cœur découvre l'or en l'Eden de tes draps
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