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"Ne soyez pas triste
Il y en a pleins les magasins"
Écho tristement optimiste
D'une robe sans dessins
Le sable sous les semelles
Quelques pas de pénitente
Face au ressac éternel
Et les ombres tremblantes
Renvoyé du bout des mains
Au shopping nocturne
Quand procrastine en vain
Une belle aveugle diurne
Vagabondages homériques
Dans un Paris noir et blanc
Une absence magnifique
Kidnappe les couleurs du temps
Et les battements d'ailes
Des fleurs d'automnes
Brillent toujours plus belles
Leurs grands yeux s'étonnent
Et les entrelacs lascifs
De plantes exotiques
Aux yeux jaune vifs
Explorent et décortiquent
Passe à la caisse
Triste fêtard
Prends donc une laisse
Nouveau départ
La solitude n'est pourtant
Ni à vendre, ni à prendre
Elle est habité, à chaque instant
D'une flamme à cœur fendre
Qui réchauffe et consume
Persécutante absence
Du Phoenix posthume
Son impalpable présence
Et les cendres rougeâtres
Laissent un peu de place
Pour un autre feu dans l'âtre
Mais Il renaît, l'espoir s'efface
S'esquiver dans un soupir
En sortant des magasins
Sur le visage un sourire
Le cœur vide d'un trop plein
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