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Le feu de ton regard fertilise en mon cœur
Parmi les foins dorés, un romantique élan
Pour célébrer le mai, de ton rire charmeur
Il me faut bénir l'heure au bouquet si troublant
A l'abri de tes cils, l'hymne de la mésange
Semble bien enjôleur serti de volupté
Le galbe de ton buste a la beauté d'un ange
Qui court de fleur en fleur tel un torrent ailé
Autrefois nous allions écouter la fauvette
Qui couvait notre amour au creux d'un vert vallon
Quand ton charme éclairait ma divine cueillette
Que ta voix me grisait étoilant ma raison
Qu'importe si le temps enlace ma pensée
Je n'oublierai jamais le soleil qui jouait
A travers le satin de ta robe pâmée
Caressant d'or le nid de ton jardin secret
Il neigeait sur mon front les flammes de l'aurore
Et le frisson léger des blancs rameaux d'avril
Quand ondulaient tes reins embellit par la flore
Au milieu des parfums tes eaux semblait le Nil
Nos lèvres s'enflammaient implorant nos délires
Cédant à nos désirs nous buvions aux ruisseaux
Le nectar des soupirs en accordant nos lyres
En cultivant la rose et l'or pur des flambeaux
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