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Je ne sais pas dire le coeur qui se soulève
ni le ventre qui se tord sur lui même
je ne sais pas dire le souffle court
à la lecture de ton nom
ni la lumière qui jaillit
dans le sillon de tes vers
je ne sais pas dire la voix qui flanche, les yeux qui cherchent
sans cesse & en vain
ni les ténèbres du jour
que tu chasses de la main
avec quelques notes
suspendues sur le fil
Je ne sais pas dire l'écho qui rebondit sous la glace
l'horizon qui faillit
l'euphorie des arbres qui se meurent
ni les tapis à leurs pieds, que le temps
roule,
puis déroule
je ne sais pas dire les ciels sans fond, qui menacent mais jamais ne s'écroulent
la lumière creuse, qui fait toujours semblant
et les ombres qu'elle projette sur le firmament
Je ne sais pas dire les voiles qui s'attardent
qui caressent et étranglent
les mains jointes qui se serrent jusqu'à s'évanouir
ni l'esprit vagabond, ni les rêves indociles
ni les chemins sombres, ni le gouffre des étapes
je ne sais pas dire les prières profanes
ni le chant qui coule dans les veines
ni la voix des anges le long de la Seine
ni la ville qui vieillit
de ne plus t'entendre rire
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