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La brûlure, témoignage limpide
Le feu dans l'âtre, la cheminée
Sur un océan sec et aride
Un souvenir continu de se promener
Mirage du crépuscule,
Une vision inopinée
Que l'horizon ridicule
Peine à supporter
Apparition, poème ou mythe
Qu'importe les mots
Ils ratent, atténuent, imitent
Comme un très faible écho
Les vibrations addictives
Que parcourent les rêves
Et l'obscurité définitive
Quand l'entrevue s'achève
Puisque la lumière, savante
A fui sous les paupières
Se réchauffer contre l'amante
Sans écouter aucune prière
Le corps porte les stigmates
Du désir qui le déborde
Tous le jours, pâle automate
Il l'étouffe, il le saborde
Patiemment défaire les rouages
D'un mystère d'horloger
Hypnotisé par le mirage
La mécanique toujours relancé
Comme Icare trop prêt du soleil
Ouvrir les yeux, et les perdre
Espérer à se brûler les ailes
L'amour, poison de Phèdre
Espérer l'impact
Comme une délivrance
Sans être intact
Retrouver l'errance
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