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Le soir quand je suis seul sous les chênes ardents,
Un cortège de fleurs en mon cœur s'incendie
Et cadence mes vers, qu'un souvenir relie;
Mêlant leur ombre lourde au frisson pur des champs
Ont dirait que les blés invitent les bruants
Au voyage passif de la mélancolie,
Entre l'appel du ciel et la douce Ophélie,
Enivré de silence aux bois toujours vivants
Le sanglot de la source avec amour se verse
Et semble bienheureux comme un enfant qu'on berce,
Ce soupir c'est l'aveu d'un monde déjà vieux.
Un vertige inconnu caresse d'or mon âme
Et me sentant fleurir m'apparaît une flamme,
Je rêve à la splendeur du soleil dans ses yeux.
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