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Parmi les moissons d'or, quand tu t'en vas pensive
Quel parfum en ton cœur alimente ton front?
De magiques bouquets caressant ta raison
Où vers quel rêve bleu ta tendresse dérive?
Le vent module-t-il l'écume de ta rive
Et le sage silence harpe-t-il ta chanson?
En ces riches sous-bois Paradis du pinson
Grisés par la splendeur, le frisson de l'eau vive
Les beaux coquelicots sont-ils tes confidents?
Côtoyant le soleil, penses-tu au printemps?
Maintenant que tes jours ne sont que plénitude
Es-tu mélancolique en faisant le chemin
Celui que nous faisions, heureux main dans la main
Où te consoles-tu de simple solitude
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