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Poèmes oubliés

le vendredi 17 février 2017, à 20:04. Posté par plumeflore


    Je découvre parfois au milieu d'un vieux livre,
    Sous un tas de feuillets quelques écrits divers
    Parmi tous ces papiers que le hasard me livre
    J'ai le regard en feu quand j'y puise des vers

    En lisant ces flambeaux quelque peu populaire
    Je me revois enfant assis dans un sous-bois
    Un crayon dans la main, humant la matricaire
    Le front ceint d'aubépine en écoutant les voix

    Sous la broussaille en fleurs à l'âge du mystère
    Ainsi j'avais quinze ans et l'encrier joyeux
    En simple adolescent la plume m'étais chère
    Un espoir me guidait vers l'amour des cieux

    J'attendais triste et gai qu'arrive la soirée
    Pour celle qui serait mon ange aux ailes d'or
    Les vieux chênes noueux avinait ma pensée
    Je buvais du soleil celui de messidor

    Chaque soir près de blés j'attendais une idylle
    Je rêvais d'une fille au visage charmant
    Dans le parfum des fleurs je l'attendais fébrile
    Mon songe vagabond voguait au firmament

    Les vers que j'écrivais d'une main malhabile
    S'embaumaient de lilas, de moissons et d'humus
    Le terroir Franc-Comtois pour moi c'était une île
    Et puis le grand bonheur attendre l'angélus

    Ces quatrains enfiévrés retrace mon histoire
    Ces heures ne sont plus, cette encre qui jaunit
    D'un écho merveilleux inondent ma mémoire
    Pour tout ce qui n'est plus, pour ce qui est parti

    Ces écrits sont de ceux que mon cœur aime lire
    L'esprit avec lequel s'écoulait le ruisseau
    Souriait où pleurait aux cordes de ma lyre
    J'étais un rossignol amoureux de Rimbaud

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Micheline 1940 le vendredi 24 février 2017, à 10:16
Bonjour Marc !
Vous avez commencé tôt l'écriture de vos textes, et j'imagine bien l'enfant sage écrivant soigneusement, la tête pleine de magnifiques choses, et ceinte au front d'aubépines tressées en couronne, sous le grand chêne ombreux tout rafraîchissant d'ombres... Je me suis avec délice penchée sur votre travail, et bien entendu, comme à l'accoutumée, m'y suis évadée dans une douce Poésie à faire frémir un Ange ! Pour cela et comme aussi pour toutes les émotions rencontrées sur ce texte, soyez-en remercié, ami Marc, qui nous faîtes de si beaux cadeaux de lecture !
Bien amicalement,
Micheline.

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