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Et puis tu es venue

le dimanche 19 février 2017, à 12:46. Posté par plumeflore


    J'allais seul et sans rêve avant de te connaître,
    D'un silence pesant languissaient les épis
    Même la source au soir d'une ondine champêtre
    Effleurait les roseaux, les mousses, les tapis

    Le long des chemins creux et des chaudes haleines
    Caresser de soleil, tout le sous-bois dansait
    Une lueur au vent à l'ombre des vieux chênes
    Flottait infiniment, angélisant juillet

    Au pied de ces vieillards à la fraiche verdure
    D'un regard attendrit, j'accompagnais l'oiseau
    Faisant de mes deux mains une immense ceinture
    Je ressourçais mon cœur tel un humble moineau

    Mon âme savourait cette ardente nature
    Quelquefois il m'advint de pouvoir admirer
    Au nid les oisillons au sein d'une ramure
    Ce bonheur d'un instant me faisait rayonner

    Mélancoliquement j'écoutais l'alouette
    Le ciel et les moissons redoraient mon esprit
    En cueillant des œillets, je me rêvais poète
    De mon asile pur, j'écrivais sans répit

    Le plaisir au vallon abreuvait mes fontaines
    J'étais le bon berger, des abeilles, des fleurs
    Une larme d'amour bourdonnait dans mes veines
    Inondait mon sillon de reflets enchanteurs

    L'horizon infini nourrissait d'or, mes pages
    Les clochers Franc-Comtois accueillaient mon malheur
    Imageaient tous mes vers de sublimes visages
    Même au soir l'angélus étonnait ma candeur

    M'ouvrant son large écrin la plaine solitaire
    D'un paisible repos enveloppait mon front
    A mes pieds le ruisseau d'une liesse éphémère
    Accompagnait mes mots d'une tendre chanson

    Le temps d'un long soupir et puis tu es venue
    Embellir mon silence, abolir mon chagrin
    Fondre l'or et le jour sur mon âme éperdue
    Fortuné par tes yeux, par ton charme sanguin

    J'ai découverts l'amour, le bonheur, la tendresse
    Je me souviens toujours de la première fois
    Où ton regard en fleurs d'une onde enchanteresse
    Enfanta le soleil dans mon cœur aux abois

    Et les jours consumés à contempler ta grâce
    Ils brillent au firmament et farde ma raison
    Comme au printemps l'oiseau d'un ramage efficace
    Berce champs et forêts d'un merveilleux frisson

    Ta voix pareil à l'ange et pleine d'innocence
    D'un écho velouté s'unit à mon plaisir
    Le riche à beaucoup d'or, moi j'ai l'intime chance
    De connaître le chant qui me fait défaillir

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Micheline 1940 le vendredi 24 février 2017, à 10:38
Amour un jour, Amour toujours ! Je pense que dans les Temps anciens, vous auriez fait un scribe réputé, un écrivain publique incomparable pour amoureux, exclusivement, et vous auriez été payé en sequins d'or ! puisque l'or ne cesse de couler de votre plume !
Superbe écrit qui enchante l'âme !
Sincère amitié,
Micheline.

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