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Rien ne différencie la route, de la nuit,
L'une et l'autre noyées dans un noir de bitume.
Et la lune avait fuit couvant son amertume
Sur la pointe des pieds, sans geste et sans un bruit.
Il y avait, jadis, des lampes dans le ciel
Que les enfants, rêveurs, appelaient des étoiles ;
Elles se sont enfuies dans l’épaisseur des voiles
De brume lourde avec ses effluves de fiel.
Moi, je ne voyais plus défiler les platanes
Pour guider l’incertitude de mon destin ;
Je n’avais nul repère ou foi dans mon instinct,
Livrant aux hasardeux souffles des tramontanes,
Le soin de déposer sans aucun avenir,
A tes pieds, le bouquet de l’ancien souvenir.
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