le lundi 13 mars 2017, à 10:45. Posté
par plumeflore
Quand le passé renaît avec l'odeur du foin
Comme un trait de vieil or ajourant la lisière
Dans son écrin plumeux le poète vois loin
Pour se ressouvenir de l'idylle première
Alors son encrier se couvre de tendresse
Et mille lilas blancs fleurissent sur son front
Au miroir de la source avec délicatesse
Il cueille quelques vers pour faire sa moisson
Assis sur un lit d'herbe à l'abris d'un grand chêne
Sous son toit de verdure il inonde ses yeux
Du spectacle émouvant, écrivant sur la plaine
Au livre de été, son roman merveilleux
Dans cet embrasement qui du terroir s'élève
Il ressent un frisson comme celui des bois
Et de brûlants désirs illuminent sa sève
Qui savent l'émouvoir au soleil d'autrefois
Parmi les dais vermeils caressant la ramure
Semblable au papillon il recherche une fleur
La poésie en lui d'une sainte écriture
Sous sa plume exaltée au regain de son coeur
Lentement voit le jour d'une liesse non feinte
Par un appel d'amour il retourne au printemps
En puisant le parfum sur la branche hors d'atteinte
Et là, sous la feuillée au souffle vert des champs
Il revoit la beauté de cette jeune fille
Son merveilleux regard et le premier baiser
Quand voguait dans l'éther une odeur de vanille
Et ce poème ardant innocemment donner
auroreflorale le lundi 13 mars 2017, à 19:22 Très belle poésie, merci!
aurorefloreale
Micheline 1940 le mercredi 22 mars 2017, à 19:10 Vous avez mon cher Marc, la poésie heureuse, volubile, amoureuse et fort enchanteresse ! Le plaisir à vous lire est bien réjouissant, et je vous exprime ici et bien sincèrement, mon enchantement le plus vif !
Avec ma profonde admiration,
Micheline.