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Au coin de la bouche , elle n'est pas amère,
une provocation sur la figure dit qu'elle est mère,
de toutes les fortunes de la vie et ses manières,
à nos rires et nos sourires, ride d'amertume.
Parfois sous les yeux, les paupières sont fières,
d'avoir un pli en lettre majuscule sans barrières,
au casino des envies, elle joue au poker en première,
ligne des cartes qui tire la face cachée de la ride d'amertume.
Pas besoin de chirurgie, car l'élasticité s'entend dans cette filière,
celle des ans et du temps qui s'efface aux souvenirs, telle une fourmilière,
de pincement sur les joues rouges et roses qui ont ce sentiment sincère,
de vivre à par entière la ride d'amertume.
La peau n'est pas une fripe qui se met aux enchères,
le prix est payé au plus juste de sa valeur boursière,
elle est du signe du lion, rugit au centre de l'hémisphère,
proclamation de l'âge qui vient, c'est la ride d'amertume..
La ride d'amertume, c'est une patte d'oie qui marche à l'envers,
de ce décor qui nous honore, celui du jour et de la nuit qui éclaire,
notre sensibilité, notre tristesse et nos joies, quel mystère,
que la nature de l'homme et de la femme, qui ont cette ride d'amertume..
Pour E. qui m'a inspiré ce poème
didou écrit le 18 03 2017
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