Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Mon pays aujourd'hui

le mardi 21 mars 2017, à 14:20. Posté par plumeflore


    Un chant de rossignol sur la plaine endormie
    Déchire le silence aux portes du matin
    Le vieil archer s'épanche et l'ombre s'ennoblie
    Déjà le foin coupé embaume l'air de juin

    Pénètre d'or mon front, d'un souffle le caresse
    Et je sens resplendir le frisson sur les blés
    Alors rayonne en moi le sol de ma jeunesse
    Et l'agreste ruisseau des merveilleux étés

    Lentement goutte à goutte inonde ainsi mon aire
    Je revois le clocher de mon humble terroir
    Et la svelte hirondelle allègre messagère
    Qui tourne avec lenteur dans le ciel bleu du soir

    Et dans mon souvenir une aile parfumée
    S'en va le jour bercer les chemins, les sous-bois
    Et jette sur mes mots une braise dorée
    Je l'aimerai toujours mon écrin d'autrefois

    Avec humilité mais sans larmes amères
    J'ai quitté mon terreau, mon jardin, mon vallon
    Et j'ai posé mes pieds sur des terres sectaires
    Loin des prés verdoyants où chante le grillon

    Adieux les chers bosquets, les bois aux grandes herbes
    Et la claire fontaine au centre de Bavans
    Les campenottes d'or, les papillons superbes
    Les collines en fleurs, les bœufs, les sommets blancs

    Il faut bien l'avouer ainsi suis-je candide
    Le taire serait vain, je souffre dans Paris
    Mais mon présent est beau, je puis dire limpide
    Et s'il faut parler franc je vis au Paradis

    Mon pays désormais c'est le corps de ma fée
    Son doux rayonnement ses dessous de satin
    Sa douceur ineffable et sa peau enfiévrée
    Quand le plaisir s'accroche au dais de son jardin

    j'avoue avoir trouvé mon château en Espagne
    Mon ciel est dans ses yeux j'y vois poindre le jour
    Son buste merveilleux c'est mon mât de cocagne
    D'un feu pareil au mien étincelle l'amour

    Que dire de son ventre où foisonne la rose
    Sinon qu'il est céleste au point de m'enchaîner
    De tout ce que la grâce en mon âme dépose
    Il enflamme sans fin mon être tout entier

    Et bien souvent le soir sa tendresse paisible
    D'une fièvre incroyable ensoleille mon cœur
    Je vis en permanence un bonheur indicible
    Ainsi tout s'attendrit quand paraît sa splendeur

    J'aime tant son visage et je bénis sa terre
    Mais j'adore surtout son parfum de lilas
    Le timbre de sa voix intensément légère
    Vivre sans son soleil je ne le conçois pas



<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
rivaudais le mardi 21 mars 2017, à 16:07
Plus romantique que Plumeflore, tu meurs. Dans ce poème tout cequi fait le cahrme de ce genre d'écriture est là, réuni: le rossignol, le feu, l'étincelle d'amour, le corps de fée, la brise, la plaine endormie, les caresses, le sous-bois, ler paradis en un mot. Chez un autre cela pourrait être... Commenr dire ?.. Culcul la praline. pa sche lui, . Son poème est beau. Et c'est un tour de force après que tant et tant d'illustres poètes se soient épanchés sur la bluette et l'élégie, l'amour romantique et celui du clocher. Sincèrement j'ai pris du plaisir, un vrai plaisir, mieux du bonheur, à lire ces lignes qui portent au rêve et au repos champêtre. Merci Marc.

Micheline 1940 le mercredi 22 mars 2017, à 19:41
Vous savez mieux que personne écrire sur la Nature, les paysages et les sons de la chère campagne qui fut celle de votre enfance. Il est vrai qu'aujourd'hui tout se modernise, et les bêtes maintenues dans des fermes à mille vaches ne cadrent plus aussi bucoliquement dans les prés ! Le geste auguste du semeur, le vois t-on encore quelquefois ? Ce geste ample et beau, qui donne à la terre de quoi nourrir l'homme...Combien y pensent-ils en faisant je geste de rompre le pain ? Vous avez le mot juste, vous avez le mot vrai, et vous nous emportez comme nous vous suivons au pays du beau et de l'amour !
Merci Marc pour la vraie beauté de ce texte !
Bien amicalement,
Micheline.

Micheline 1940 le mercredi 22 mars 2017, à 19:47
Combien y pensent-ils en faisant je geste de rompre LE pain...
Pardonnez-moi cette erreur , Marc ! Décidément j'y vois de moins en moins bien !!!
Amicalement,
Micheline.

jekarev le mardi 28 mars 2017, à 17:08
Bonjour Marc,
La beauté du romantisme du semeur d’Amour, au plus profond de l’hiver jusqu’aux moissons… Voilà ce que tes vers nous laissent comme traces. Mais nous pouvons aussi découvrir ce que tu as bâtis, avec cœur et passion, pour la bergère de ton bonheur, aujourd’hui. Il ne vous reste plus qu’à marcher vers les étapes suivantes où sont posés pour l’éternité vos cœurs…
Jérôme

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet