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Sous les chênes ombreux où fleurit l'églantine
Le bois rêveusement semble se poudrer d'or,
Dans un frisson léger chaque feuille s'endort
Et le souffle des fleurs plane sur la colline
A l'heure où le soleil sur la forêt s'incline;
Dans son lit de blé mûr, l'été se mirliflor
Entremêle aux odeurs un paisible décor
Que trouble par moment le son d'une clarine,
Alors que le clocher épèle l'angélus,
Dans le foin les amants, recherchent aux cieux vénus.
Quelques rayons dorés dessinent des dentelles
Caressent gentiment les toits roux du hameau
Et dans l'air enfiévré le cri des hirondelles,
Se mêle tendrement aux notes du ruisseau.
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