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Comme un parfum perdu revenant à l'esprit
Il m'arrive parfois de penser, l'âme émue
Au bonheur de l'enfance étrangement terni
Au sanglot du ruisseau dont ma plume est vêtue
C'était mes plus beau jours, j'y puise quelquefois
Le souffle incandescent de mes sens nostalgiques
Trouvant dans la langueur la flamme d'autrefois
Je reviens en arrière au pays des colchiques
Et trouve en ma mémoire un troublant berceau d'or
A nul autre pareil sous les chênes célestes
L'innocence et les fleurs enrichissaient mon sort
J'admirais les sous-bois cernés de merles lestes
Sous l'orée à couvert sur mon coussin herbeux
D'un œil courant la plaine en l'ardente nature
Mon regard cheminait vers les confins soyeux
Découvrant le terroir j'en faisais la lecture
En fin contemplateur et d'un songe anodin
Désireux de l'amour, je rêvais d'une fille
Qui serait l'ange jaune au charme de ma main
J'attendais au printemps qu'éclose ma jonquille
C'est au cœur du Montbard, au plus joli des mois
Que la source en secret d'une vague anodine
Vint m'enlacer d'amour, joindre mon âme au bois
Pour que reste en mon cœur l'arôme d'aubépine
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