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À bout de souffle,
Dédaigner les béquilles
Alors que l'éclair rafle
La vie qui s'éparpille
Le bonheur qui s'échappe
Est déjà loin
Quand s'ouvre la trappe
Des deux mains
Chrysalide invisible
Quand les pas résonnent
Absente du monde sensible
L'âme réfugiée s'emprisonne
Sous le couvert des feuilles d'automne
Sans espérer la main tendue
Elle panse et abandonne
Les espoirs d'hiver, le coeur fendu
Pourtant ici-bas
Résonne encore
Parfois
Un battement si fort
Qu'il ébranle la loi
S'éclaire alors l'horizon abandonné
La sortie d'outre-tombe
Est à nouveau envisagée
Mais l'espoir retombe
Dans le silence froid
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