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Quand l'âme du soleil vient caresser la terre
Dans son écrin soyeux le blé se couvre d'or
Et pour moi c'est pareil tant j'aime ma bergère
Je me sens resplendir auprès de ce trésor
Quand je vois sont regard chatoyant et docile
J'aimerais le cueillir pour en faire un bouquet
Lorsque s'en vient le soir son visage distille
Sur l'aile de mon cœur l'ivresse du muguet
Mes mains avec bonheur se recouvrent de braise
D'un souffle incandescent aiguisant ce désir
Qui ranime la soif jusqu'au bord du malaise
Son ciel pénètre en moi, vainement je peux fuir
Cet amour doux et fort tendrement m'ensorcelle
Comme un vent printanier chargé d'encens, d'odeurs
Je l'avoue il fait bon quand sa source ruisselle
Au berceau de ses bras richement cajoleurs
L'églantine fleurit, le rossignol allume
Le frisson d'un archet sur les foins odorants
Et l'envie au sous-bois, gentiment se consume
D'une ivresse rêvée aux rameaux opulents
Parfum tiède et sucré qu'exhale sa dentelle
Corset chargé de fleurs, jupon affriolant
Sous les rais du soleil sa beauté m'ensorcelle
De la chair à mon âme un étrange tourment
A mes sens vient offrir, en parcourant mon être
La douceur d'une eau vive où s'échappe souvent
Un attrait enchanteur que son cri fait renaître
A l'heure où l'angélus accompagne son chant
La plainte de sa bouche en mon âme voyage
Cette liesse invisible où croît l'éternité
Affole ma raison, quel merveilleux langage
Empreint de fruits, de fleurs, d'un délire embaumé
De ces nuits sans sommeil je garde la lumière
Une étoile à mon œil relate la splendeur
Et toujours brillera jusqu'à l'heure dernière
Je presse avec amour, ce miel contre mon coeur
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