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fuir tout au bout du monde
apaiser dans les levants une âme trop vagabonde
y trouver
peut-être
quelques réponses
les fleurs un peu trop mûres des arbres vénérés ont supplié que je les cueille
je n'abrégerais pas vos souffrances
ensemble, nous affronterons la splendeur du jour
ensemble, nous flétrirons et deviendrons ténèbres
j'ai continué mon chemin
m'éloigner de leur décadente volupté
mille milliers de minuscules morceaux de chair suspendus entre terre
et ciel
m'éloigner de leur peau insolente
qui n'est en rien
la tienne
ailleurs,
le temps s'étire sur les jardins de pierre
du vide,
plein,
émerge,
écho de ton absence,
le fracas du silence
il me prend par la taille
souffle dans mon cou
m'agrippe
m'enveloppe
me pénètre
m'envahit
me met à terre
si tu savais, comme tu me manques
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