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Ma céleste princesse

le mardi 16 mai 2017, à 15:20. Posté par plumeflore


    J'aurais aimé ma douce à l'âge des lumières
    Au temps des reines, rois, du romantique amour,
    Faire de toi l'infante aux divines paupières,
    Ma dame du levant plus belle que le jour,

    Sous le second empire à l'ombre d'une alcôve
    Je t'aurais attendu le cœur recouvert d'or;
    Une couronne au front, sublime en robe mauve
    Oh! tu serais venue éclairant mon décor

    A l'image d'un rêve élégante et jolie
    Pareil au scintillement de tes cils d'Orient
    Mêlant à ton parfum, le charme et l'harmonie
    Ainsi que la blancheur de ta bouche riant,

    A l'heure d'aujourd'hui ta beauté me pénètre
    Et qu'importe les temps je t'aime infiniment,
    Je ne peux m'empêcher quand l'aube vient de naître
    De dévorer ton corps profitant du présent

    Je sens poindre l'émoi d'une telle tendresse
    Qu'une ample volupté sur mon cœur refleuri,
    Que donc puis-je espérer d'autre que toi princesse,
    Les yeux à peine ouverts savamment attendri,

    Quand ton âme toujours en liesse inassouvie
    Inonde mon regard d'une charme inapaisé,
    Je voudrais posséder les secrets de la vie
    Pour t'offrir le bonheur et l'immortalité

    L'innocence des fleurs, mais rien que pour toi-même
    Ainsi que l'allégro des anges, des oiseaux
    La gloire du printemps pour te dire "je t'aime"
    Et le frisson léger que verse les ruisseaux;

    J'adore de tes yeux le duo d'hirondelles,
    Les ombreux boutons d'or que sont tes pulpeux seins,
    Le frou-frou doucereux de tes blanches dentelles
    Divinisant ta peau d'un bouquet de jasmins;

    Désir inavouable à cette heure suprême
    Garde moi cœur ardant, illumine mon front,
    Par la plaine aux blés d'or soit mon plus beau poème
    Et quand couve l'amour, mon unique horizon.

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Micheline 1940 le mercredi 17 mai 2017, à 03:58
Ce poème à l'Amour est un divin parfum, distillé par le plus précieux alambic, et nul jamais ne pourra non plus espérer, respirer de ce bien rare et précieux élixir ! Vous comblez, très cher Marc, le lecteur de vos vers, qui sont ode à l'Amour, prière à l'Être aimée ! Et je sais de beaux Anges qui doivent vous jalouser, vous le divin Poète, et Marie, Rose aimée, chère Muse encensée !
Mon admiration sincère et mon amical souvenir !
Micheline.

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