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Ma terre maternelle

le mardi 16 mai 2017, à 19:12. Posté par plumeflore


    Ton nom est dans mon cœur, ton vent dans mes poèmes
    Tu vaux bien à mes yeux, les bourgs ensoleillés
    De France et de Navarre et toutes les bohèmes
    Surtout quand le soleil illumine tes blés

    L'odeur des foins coupés que transporte la brise
    Me ramène toujours en pays Franc-Comtois
    Epris de ton terroir, tes écoles, me grise
    Je n'ai pas oublié le charme de tes toits

    Ni l'or incandescent de tes belles eaux vives
    Ni même les chemins où l'âme se tapit
    Ecoutant la mésange ainsi que ses convives
    L'archet doux des grillons aux portes de la nuit

    Il est vrai que Paris, devenu mon asile
    Imprègne moins mes vers, touche point ma raison
    Il me faut l'avouer, je n'aime pas la ville
    Si je porte les yeux vers un autre horizon

    C'est Bavans que je vois sous les arbres fidèles
    Où j'ai vécu longtemps sur les rives du Doubs
    Je revois le clocher pleuvant des d'hirondelles
    Où la plaine à l'automne aux jours des chênes roux

    Paradis du rêveur amoureux de nature
    Oh! ma verte campagne à présent loin de toi
    Je ressens mieux quel lien m'attache à ta verdure
    En l'église des bois je retrouve la foi

    J'entends à mon oreille un air de mon enfance
    Un battement secret que je trouve si cher
    La chanson de Trenet celle de douce France
    Le son d'une clarine angélique concert

    Evoque pour mon âme une antique complainte
    Tandis qu'un souvenir me lie à ce pays
    Un nom sur une croix au temple d'une enceinte
    Pareil au rossignol me parle de jadis





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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
Pierre le mardi 16 mai 2017, à 23:27
Je viens de lire un Magnifique Poème
sur cette France que j'Aime ! Amitiés

Micheline 1940 le mercredi 17 mai 2017, à 04:17
Bonsoir Marc !
Je ressens tant d'émotions à vous lire, que parfois, mes mots ne peuvent les exprimer... Et pourtant, je revois la campagne, le clocher de l'église, elle même tapie au creux de la vallée, comme le ferait un nid de cailles enfoui aux pieds des blés dorés, ondoyants et chantants ! Je lis à chaque vers l'amour qui vous porte vers votre belle région qui reste en votre âme comme une douce plainte, qui ne peut se résoudre à vivre loin, et vous arrache chaque jour un peu de votre cœur !
Un magnifique et envoûtant poème, cher Marc, dont je salue, ici, la suprême beauté !
Croyez en mon amical souvenir,
Micheline.

fanfan le mercredi 17 mai 2017, à 13:37
très joli poème qui me ramène à mon enfance ...très bien décrit . merci amitiés.

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