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Mes nuits, entre deux colères me rappellent,
Que dans la brume d'une certaine nuit
J'ai pu me noyer dans ta voix, sur tes ailes,
Ta peau contre ma main s'est ouverte, ici...
Le vertige du frisson, dans l'obscurité
- Privée d'air - renaissance de l'addiction
Qui se cache au matin pour mieux être aimée,
Parcours sans vergogne un cœur sans illusion
Et les nuits sont belles, retour en fanfare,
Du sourire carnassier, d'amour et de feux.
Et ton corps sur ma peau marque un territoire,
Une passerelle inaccessible à d'autres yeux,
Sur cet infini séparant l'un et le deux.
Le désir insatisfait dans la balance,
Au jour, pèse de tout son funeste poids... mort.
Mais la blanche lune fait tourner la chance,
Promesse du couchant, le bonheur peut éclore
Et la présence en creux, se donne à voir,
Au cœur du vide les ténèbres prennent feu
La route se pave de trésors sans histoire
Que l'on cueille, parfois rouge, jaune ou bleu
Sur cet infini séparant l'un et le deux
Tout à la magie des caresses échangées
Les murs opaques, lugubres gardiens du vide,
Illuminent le parcours du pont mordoré
De fresques antiques, d'eau claire et limpide
Aussi, quand le jour vient surprendre, en traitre
Un mot, un baiser, un échange, qui s'éteint
Rien ne peut, aucune religion, aucun prêtre
Empêcher le vide d'avaler le destin
Sous cet infini séparant le deux et l'un
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